50 ans pour les sauveteurs-plongeurs héliportés

Par Aspirant Romain Bresson ─ Armée de l'Air ─ Paris le 9 juillet 2018.

Les sauveteurs-plongeurs héliportés, surnommés « ploufs », ont fêté leur cinquantième année d’existence le mercredi 27 juin sur la base aérienne 120 de Cazaux. Le général Jean Rondel, commandant les forces aériennes,[1] a mis à l’honneur cette poignée d’aviateurs, dont la mission est la recherche et sauvetage (Search and Rescue – SAR).


Le CFA fête les 50 ans pour les sauveteurs-plongeurs héliportés

« Nous sommes réunis ce jour pour célébrer l’anniversaire d’une spécialité créée par l’Armée de l’air il y a cinquante ans : les sauveteurs-plongeurs héliportés, déclare le général Rondel en préambule. Les deux premiers appareils mis en service arrivent en Indochine début 1950 et sont affectés au sein de l’escadrille de liaison aérienne 52. » C’est en effet en Indochine que la « mission d’évacuation sanitaire en zone difficile devient un enjeu tactique majeur ». Il ajoute : « La première récupération par hélitreuillage est conduite par le capitaine Bourcier dans la baie d’Ha Long, au Viêtnam, en 1955. En juin 1957, c’est un mécanicien qui descend au treuil du Sikorsky H-34 pour équiper des rescapés dans la vallée de la Maurienne, en Savoie. »

Le général Rondel, qui a retracé l’historique des « ploufs », a tenu à rappeler que « dès le début des années 60, devant la multiplication des accidents au décollage des avions de l’école de chasse, le commandement décide de se doter de sauveteurs en mer ». La France met alors en place des unités de recherche et de sauvetage, en alerte 24h/24 sur le territoire national. La sous-spécialité sauveteurs-plongeurs héliportés (SPH) voit ensuite le jour mais « ce ne sera finalement qu’en 2006 que ces professionnels reconnus bénéficieront d’une spécialité à part entière », précise le général.

50 ans pour les sauveteurs-plongeurs héliportés
Sauvetage du Luno par un équipage du Pyrénées [1]

À bord d’hélicoptères Caracal et Puma, les SPH sont devenus des acteurs incontournables des missions SAR au travers des opérations de sauvetage aéro-maritime (SAMARet de sauvetage aéro-terrestre (SATER). Sollicités au déclenchement de plans ORSEC (organisation de la réponse de sécurité civile) comme lors des inondations de l'Aude en 1999 causées par la tempête qui a touché toute la France, ils sont également intervenus pendant la tempête Xynthia en 2010.

 


Bases d'implantation des "Ploufs" 

En 2017, au titre de leur mission de service public, les SPH ont réalisé 30 interventions et sauvé 31 personnes. Ils sont aussi engagés en opération extérieure, où ils assurent les missions de sauvetage au combat. Ainsi, ils sont notamment intervenus dans la vallée d’Uzbin en Afghanistan, en août 2008, pour porter secours aux soldats français et afghans pris en embuscade.

[1] L'EH "1/67" Pyrénées de nouveau à l'honneur (12-02-2014) de Philippe Carpentier.

Voir également :
"Combattre et sauver : Histoire des hélicoptères de l’armée de l'Air" : Michel Fleurence et Bertrand Sansu (15-08-2012)

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L'action des forces aériennes est caractérisée par les fonctions de préparation, d'opérations et de soutien mais également par une fonction transverse : la gestion des ressources humaines.

[1] Le commandement des forces aériennes (CFA) prépare et soutient les unités dans le cadre de leurs missions de dissuasion, de protection, de prévention et de projection. Le CFA est organisé en six brigades :

- La brigade aérienne de l'aviation de chasse (BAAC) est responsable de tous les avions de combat conventionnels de défense aérienne, d'assaut et de reconnaissance (Rafale, Mirage 2000 C, Mirage 2000 D, Mirage 2000-5),

- La brigade aérienne d’appui à la manœuvre aérienne (BAAMA) regroupe l’ensemble des métiers qui concourent au déploiement, à la mise en œuvre et au maintien en condition des systèmes de surveillance, d’information et de communications ainsi que des installations aéronautiques, en stationnement comme en projection.

- La brigade aérienne d'appui et de projection (BAAP) est responsable de tous les aéronefs de transport et de liaison (avions et hélicoptères : Transall C160, Hercule C130, Casa CN235, A310, A330, A340, Falcon 900, Falcon 7X, Falcon 2000LX, Xingu, TBM 700, DHC-6 Twin Otter, Super Puma, Puma, Fennec, Caracal),

- La brigade aérienne de contrôle de l'espace (BACE) est responsable des moyens aériens (E-3F) et terrestres (radars implantés au sol, réseaux de communication) de surveillance de l'espace aérien.

- La brigade aérienne des forces de sécurité et d'intervention (BAFSI) est responsable des unités de fusiliers-commandos de l'Air, de maîtres-chiens et de pompiers de l'air. La BAFSI assure la mise en condition opérationnelle d'unités dédiées à l'intervention au titre des opérations conventionnelles ou spéciales, à la protection des points sensibles de l'armée de l'air, à la sécurité incendie des aéronefs et des installations et à la formation à la survie des équipages.

- La brigade aérienne des systèmes d’armes et de la logistique (BASAL) est chargée de la mise en œuvre opérationnelle et de la maintenance des systèmes d’armes conventionnels de l’armée de l’air (système d’armes aériens, armements, équipements associés) au travers de ses escadrons de soutien technique aéronautique. 

Les autres unités technico-opérationnelles qui lui sont rattachées sont chargées de la fonction logistique aéronautique (ravitaillement, stockage, distribution, transport), de la mise en œuvre des matériels d’environnement aéronautique et de la formation interarmées sur les matériels. Cet ensemble couvre un périmètre cohérent au regard de la règlementation relative à la navigabilité des aéronefs d'État.

Les opérations :

Le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) est responsable de la veille permanente de l'espace aérien national sous l'autorité du premier ministre, ainsi que de la planification, de la conduite et du suivi des opérations aériennes sous l'autorité du chef d'état-major des armées.

Le commandement des forces aériennes stratégiques (CFAS) est responsable, de son côté, des avions de combat à capacité nucléaire (Rafale, Mirage 2000 N), ainsi que des ravitailleurs en vol, sous l'autorité du chef des armées : le président de la République.

La gestion des ressources humaines : 

La direction des ressources humaines de l'armée de l'air (DRHAA) est chargée de recruter, de former, de gérer et d'administrer le personnel de l'armée de l'air.

(Source : Armée de l'Air)

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