Les adieux du Mirage 2000N

SourceArmée de l'air — Paris, le 3 mai 2018.

Mardi 24 avril 2018, la base aérienne 116 de Luxeuil a accueilli deux Mirage 2000-N de l’escadron de chasse 2/4 « La Fayette » dans le cadre de leur tournée d’adieu. Cette journée a également été l’occasion d’inaugurer le musée de la base, baptisé espace Maurice Happe.

Après trente années de service dans l’Armée de l’air, le Mirage 2000-N quittera la vie opérationnelle en 2018. Avant de lui faire un ultime adieu en juin 2018 sur la base aérienne (BA) 125 d’Istres, l’escadron de chasse 2/4 « La Fayette », qui évoluera sur Rafale à Saint-Dizier dès l’été prochain, organise une tournée d’adieu sur les bases sur lesquelles l’unité a servi. Ainsi, mardi 24 avril, deux Mirage de la 4e escadre se sont posés sur la BA 116 où ils ont stationné durant 23 ans. 

L’après-midi a débuté avec le dépôt d’une gerbe sur la tombe du sergent Kiffin Yates Rockwell, pilote de l’escadrille « La Fayette » enterré au cimetière de Luxeuil. Une cérémonie, présidée par le général Éric Charpentier, commandant la brigade aérienne de l’aviation de chasse, en présence de hautes autorités civiles de la Haute-Saône, a été organisée sur la base en l’honneur de l’escadron de chasse 2/4 « La Fayette ».


Le colonel Le Saint et le général Charpentier évoquent la mémoire de Maurice Happe

Le colonel Jean-Patrice Le Saint, commandant la BA 116, a ensuite inauguré l’espace Maurice Happe, musée de la base qui retrace l’histoire de celle-ci, du terrain d’aviation accueillant l’escadrille « La Fayette » aux Mirage 2000-5 du groupe de chasse 1/2 « Cigognes ». Les invités ont aussi découvert une salle dédiée aux différents métiers de l’Armée de l’air, ciblant plus particulièrement la jeunesse. 

Une conférence a ensuite été donnée par le commandant Helmer, commandant l’escadrille N124 « Tête de Sioux », sur les missions et les dernières années du Mirage 2000-N au sein de l’escadron. Cette journée s’est achevée autour d’un repas pendant lequel un panel de photos du Mirage 2000-N était projeté afin de lui faire un ultime adieu.

Officier de carrière originaire de Saint-Germain-en-Laye, le capitaine Happe, prend le commandement de l’escadrille de bombardement MF-29 en 1915. Pionnier du bombardement tactique, il développe notamment le «vol canard». En 1916, il arrive sur le terrain d’aviation de Luxeuil au commandement du groupe de bombardement n°4 « Belfort». Le capitaine Maurice Happe est surnommé «le corsaire rouge» et sa tête sera mise à prix par l’armée allemande. Il s’écrase en 1930 en Belgique suite à une panne en vol.

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