Le 157e anniversaire du combat de Camerone célébré à Aubagne

Sources : Armée de Terre & Légion étrangère — Le 30 avril 2020.

Si on enseigne l’histoire à l’école, ce n’est pas sans raison. « Sans connaissance de l'Histoire, l'esprit d'un homme est pauvre. Toute opinion sur le présent doit être nourrie par elle. Et l'on ne peut s'interroger valablement sur l'avenir que si l'on est imprégné du passé … » [1]

S’il n’est donc pas interdit de connaître l’histoire de son pays, comment ne pas constater que quelques-unes des plus belles pages de cette Histoire de France ont été très - pour ne pas dire trop - souvent été écrites avec le sang de nos militaires ? « L’institution militaire cultive un lien particulier avec l’Histoire. Le métier des armes permet d’assurer la continuité historique de la nation [2

Selon Jérôme Fourquet, cette « vertu coagulatrice de l’armée tient au fait qu’elle est une des dernières institutions soudée et cohérente, un des derniers réceptacles de la flamme du sentiment national.» Lorsque l’auteur de « l’Archipel français »[3analyse le rapport de confiance et de considération qu’entretiennent les Français avec leur armée, il fait certes l’unanimité, mais lorsqu’il prétend dans cet entretien au Figaro que Camerone avait été « une défaite » française, comment ne pas ne pas hérisser la susceptibilité de nombreux historiens. A commencer par l’ASAF, l’Association de soutien à l’armée française, particulièrement vigilante dès lors qu’il s’agit de défendre la mémoire de notre armée, pour qui « cette assertion est erronée ».


La main du capîtaine d'Anjou [4]

Selon le général Henri Pinard Legry (2s), président de l’ASAF, « Il est faux d’écrire que la bataille de Camerone est une défaite puisque la mission confiée au détachement de 60 légionnaires commandé par le capitaine Danjou a été remplie. En effet celle-ci consistait à protéger un important convoi français et lui permettre de rejoindre sa destination sans perte, malgré la présence de 2 000 Mexicains sur l’itinéraire. Ce qui fut fait. Ces derniers ont été fixés par la petite troupe de légionnaires au cours d’une résistance héroïque qui dura toute la journée du 30 avril 1863. Ils s’étaient retranchés dans une hacienda située près du village de Camerone. En fait en célébrant l’anniversaire les combats de Camerone et de Bazeilles, la Légion comme les Troupes de Marine célèbrent avant tout le sens de la mission accomplie jusqu’au sacrifice suprême, le courage des soldats, la fidélité au chef et la valeur combattante des soldats...»

Il n’y a qu’à se rendre au Mexique pour voir comment les Mexicains eux-mêmes considèrent cet exploit où le courage d’une poignée de Français a forcé l’admiration d’une mémoire collective.

Le courage a toujours été une vertu rare. Pour le président de l'ASAF, « le courage, avant d’être heureux ou malheureux, est ou n’est pas. C’est vrai pour le passé comme pour le présent. Le courage se prouve au quotidien et concerne tous les actes de la vie.

Face à l’islamisme, les Français doivent retrouver la valeur première du courage et l’esprit de sacrifice. La connaissance de l’histoire militaire de notre pays à travers des actes héroïques du passé et du présent, doit y contribuer. »

La tradition veut donc que la Légion, chaque année commémore ce haut fait d'armes, même, si cette année, en raison des mesures prises dans la lutte contre le COVID-19, la cérémonie s’est tenue au siège de la Légion étrangère à Aubagne, à huis-clos, dans le respect des gestes barrières. Cela n'a pas empêché le général de division Denis Mistral, le "COMLE", d'enregistrer une vidéo pour tous ses légionnaires pour expliquer que « cette année, le contexte exceptionnel et la crise que nous affrontons, feront que nous célébrerons la 157ème commémoration du combat de Camerone autrement ...»

Le 157ème anniversaire de Camerone

par le Général de brigade Denis Mistral, Commandant la Légion étrangère

En 2020, la Légion célèbre les 80 ans de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère et les 100 ans du 4e Régiment étranger. A l'heure de commémorer le 157e anniversaire du combat de Camerone, les symboles portés par ces deux anniversaires résonnent avec force dans le monde légionnaire.

Le 30 avril 1863, à Camerone au Mexique, la compagnie du capitaine Danjou s'engage corps et âmes pour vaincre l'ennemi, malgré des circonstances défavorables : une terre aride, un climat étouffant, une compagnie désignée haut-le-pied, des cadres dont la spécialité n'est pas le combat, une poignée de légionnaires déterminés face à des centaines d'hommes. Et voilà la Légion étrangère qui rentre dans sa légende. Elle y entre par l'engagement sans réserve de ses légionnaires, qui s'engagent pour le fanion, pour l'honneur, pour les camarades, pour le chef, pour respecter la parole donnée. Mais surtout pour vaincre : on peut toujours arguer du fait que ces braves, submergés par le nombre et ayant combattu jusqu à l'extrême limite de leurs forces, aient tactiquement perdu. Mais la mission est sacrée et elle est remplie, car les légionnaires de Danjou, en fixant l'ennemi, ont permis le passage du convoi, ce qui fut essentiel pour la suite du conflit. C'est justement en cela que Camerone possède toutes les caractéristiques du combat fondateur, concentrant les plus hautes vertus militaires, inspirant sans cesse, portant en lui et à travers les âges l'héritage sacrificiel, non pas des causes perdues, mais des causes qui méritent d'être défendues jusqu'au bout.

S'engager avec les Français libres pour vaincre le nazisme, tel fut l'élan qui portait les héritiers de Camerone en 1940. À son retour de Norvège, la 13e DBLE trouve une situation fort confuse. Convaincu que le Légion doit continuer le combat, le lieutenant-colonel Magrin-Vernerey, dit Monclar, offre le choix de poursuivre la lutte. La moitié des effectifs se rallie à la France libre. L'épopée de la 13e DBLE traverse l'Erythrée, la Syrie, sauve l'honneur à Bir Hakeim. Son chef de corps emblématique, Dimitri Amilakvari, tombe au champ d'honneur lors de l'attaque du Quaret d'El Himeimat. La campagne d'Italie, les actions d'éclat de Radicofani et la campagne de France achèvent de lier la Légion étrangère à l'Ordre de la Libération : 97 compagnons sortiront de ses rangs, mêlant à jamais l'unité et l'Ordre dont la France célèbre cette année le même anniversaire.

En Indochine, deux autres chefs de corps renom tomberont à sa tête, Gabriel Brunet de Sairigné et Jules Gaucher, portant haut l'héritage de cette Phalange Magnifique qui compte à ce jour plus de 3 700 tués au combat.

Enfin, s'engager dans la Légion étrangère pour vaincre dans la vie reste l'objectif de ceux qui viennent chercher dans nos rangs une seconde chance. Le 4e Régiment étranger, école et creuset de la Légion, fonde l'ensemble de ses savoir-faire sur une règle simple : la Légion ne transforme pas les hommes, elle les révèle à eux-mêmes. Vaincre ses appréhensions, dominer ses peurs, repousser ses démons, travailler sur ses défauts ou ses faiblesses, faire connaissance avec ses propres limites en s'engageant à la Légion étrangère, c'est cheminer résolument sans regarder en arrière. Un de nos grands anciens, qui sauta sur Dien Bien Phu et fut prisonnier du Vietminh, me disait : «  la Légion m'a appris à accepter ce que l'on ne pouvait pas changer et à sans cesse aller de l'avant ». Commencer une vie de légionnaire, choisir un nouveau départ, c'est accepter la page blanche, la remise en cause et faire de l'humilité et de la dignité le terreau de son engagement au service de la France. Marcher dans les pas de ses anciens, c'est aussi être prêt, à tout moment, à écrire une page de gloire de l'Histoire de France.

Cette année, le contexte exceptionnel et la crise que nous affrontons, feront que nous célébrerons la 157e commémoration du combat de Camerone autrement, en communion avec ceux qui sont en opération, avec ceux qui se relèvent d'une blessure ou ceux qui luttent contre le maladie loin de leurs camarades. Le 30 avril prochain sera donc un Camerone particulier, comme il en existe tant dans la vie des légionnaires, dont la vocation n'est pas la routine et qui, où qu'ils soient, quoi qu'ils fassent, ont plus particulièrement ce jour-là, le cœur tourné vers le sacrifice des hommes du capitaine Danjou.»[4

Général de brigade Denis Mistral,

 

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Cameron autrement

« Cette année, la situation de crise dans laquelle nous nous trouvons, nous amène à fêter Camerone autrement. D’abord sur plusieurs fronts ! Ce Camerone 2020 sera en effet, pour beaucoup de légionnaires, un Camerone « en opération » : au Sahel, ailleurs dans le monde, sur le territoire national dans le cadre des opérations Sentinelle, Résilience ou encore Harpie en Guyane. Ensuite, parce que le contexte nous impose d’être concentrés, vigilants, de préserver dans la durée notre pleine capacité opérationnelle ; mais aussi d’épargner nos familles inquiètes, nos anciens, nos frères d’armes et nos amis, de tout risque sanitaire.

C’est pourquoi la 157ème commémoration du combat de Camerone se tiendra sans public et dans le strict respect des gestes barrière : le grand rassemblement de la Maison Mère, les cérémonies régimentaires, l’ordre serré, les repas de corps et les kermesses ne se feront pas. A Aubagne, le porteur de la main, l’ex adjudant-chef Ende et les accompagnateurs, l’ex-sergent Veress, l’ex-légionnaire Tepass, le major Deutschmann, les caporaux-chefs Milinkovic et Rayapin ne seront pas présents.

Mais, nous ne voulons pas que ce Camerone 2020 ressemble à celui de 1961 ; seule année depuis 1947 où la main n’a pas été présentée aux Troupes. Nous ne voulons pas que nos anciens, confinés chez eux, loin de leurs camarades, aient le sentiment d'être oubliés, eux qui ont écrit les pages de gloire de la Légion étrangère. Nous ne voulons pas enfin que nos familles, nos amis, présents à nos côtés depuis des années, ne puissent assister à cette belle liturgie du courage et de la loyauté.

Aussi, avons-nous ordonné une commémoration sobre, brève mais pleine de dignité, pour que la main du capitaine Danjou soit présentée aux légionnaires, comme le veut la tradition.

Nous avons voulu que la geste de ce combat héroïque, mené par des étrangers au service de la France, soit transmise comme un flambeau. Que l’héritage, forgeant l’âme de la Légion soit exalté malgré le contexte, autour des valeurs cardinales qui définissent l’Institution : le caractère sacré de la mission, la fidélité à la parole donnée, la communauté de destin choisie et acceptée par tous, et aussi la solidarité.

Car, bien au-delà du grandiose cérémonial militaire, nous avons la force de nos vertus à offrir.

Symboliquement, le 30 avril 2020, dans le huis-clos matinal du quartier Viénot, 03 officiers, 05 sous-officiers et 57 légionnaires seront présents sur la voie sacrée. Ils évoqueront l'exact effectif de l’ordre de bataille de la 3ème compagnie du régiment étranger, aux ordres du capitaine Danjou en 1863. Celle qui honora la mission jusqu'au sacrifice suprême, avec fidélité. Le major Balanzat, président des sous-officiers de la Légion étrangère, présentera la main du capitaine Danjou à cette compagnie très symbolique. Il remontera la voie sacrée au pas cadencé d’un tambour qui rappellera le tambour Lai, laissé pour mort durant le combat de Camerone. Le récit du combat sera prononcé par le lieutenant Vagner, en mémoire du lieutenant François qui le lit pour la première fois en 1906, dans le poste isolé de Ta-Lung en Indochine.

Nous diffuserons le compte-rendu filmé de cette sobre et très courte commémoration à midi : heure à laquelle est tombé le capitaine Danjou dans l’hacienda de Camarón de Tejeda, au Mexique, le 30 avril 1863.

N’oubliez jamais ce combat d’une poignée de braves qui prêtèrent librement le serment de remplir jusqu’au bout une mission désespérée et qui tinrent cette parole jusqu’à la mort, héroïquement, au service de la France» [5]

Camerone 2020 : Une cérémonie à huis-clos qui demeure symbolique

Des mesures qui permettent de maintenir une commémoration qui n’a été annulée qu’une seule fois depuis 1947. Digne et sobre, elle a laissé toute sa place à la lecture du récit du combat.

La présence de 3 officiers, 5 sous-officiers, et 57 légionnaires formait l’exact effectif de l’ordre de bataille de la 3e compagnie. Un tambour a rythmé la présentation de la main de bois, rappelant ainsi la présence, en 1863, du tambour LAI laissé pour mort et qui avait renseigné la colonne de secours.

Cette commémoration est aussi l’occasion de fêter les 80 ans de la demi-brigade de la Légion étrangère, et le centième anniversaire du 4e régiment étranger.

Le récit de Camerone

Le 28 mars 1863, le Régiment étranger débarque au Mexique selon l’ordre de l’Empereur Napoléon III. Il doit y assurer la circulation et la sécurité de convois jusqu'à une citadelle assiégée par l’armée française, mais également protéger des chantiers de chemins de fer et détacher des colonnes mobiles pour traquer les guérillas. Le 30 avril, lors de l’une de ces missions, une soixantaine de légionnaires de la 3e compagnie, dirigés par le capitaine Danjou, mène un combat contre plusieurs centaines de Mexicains.

Ce n’est qu’en 1906, à Ta-Lung en Indochine, que le combat de Camerone est célébré pour la première fois.

Le « Récit de Camerone » est la version épique de la bataille de Camerone, un combat qui opposa une compagnie de la Légion étrangère aux troupes libérales du gouvernement mexicain le 30 avril 1863 lors de l'expédition française au Mexique.

Ce récit est appris par cœur par un lieutenant méritant, et récité devant les troupes dans chaque régiment de la Légion étrangère tous les 30 avril, jour anniversaire de la bataille, et fête de la Légion.

« L’armée française assiégeait Puebla. La Légion avait pour mission d’assurer, sur cent vingt kilomètres, la circulation et la sécurité des convois. Le colonel Jeanningros, qui commandait, apprend, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi emportant trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au-devant du convoi, une compagnie. La 3e compagnie du Régiment étranger fut désignée mais elle n’avait pas d’officier disponible. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignent à lui volontairement.

Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3e compagnie, forte de trois officiers et soixante-deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ vingt kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s’arrête à Palo Verde pour faire le café. À ce moment, l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt. Le capitaine Danjou fait former le carré et, tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à l’ennemi des premières pertes sévères.

Arrivé à la hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de trois mètres de haut, il décide de s’y retrancher, pour fixer l’ennemi, et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourra attaquer le convoi.

Pendant que les hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorité du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre.

Celui-ci fait répondre : « Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas ». Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était 10 heures. Jusqu’à 6 heures du soir, ces soixante hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à 2 000 Mexicains : huit cents cavaliers, mille deux cents fantassins.

À midi, le capitaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. À 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d’une balle au front. À ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.

Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. À 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne restent que douze hommes en état de combattre. À ce moment, le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l’espagnol traduit au fur et à mesure ses paroles). Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi à ouvrir, mais auparavant, le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet ; celui-ci la repousse avec mépris.

L’assaut final est donné. Bientôt il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel, Constantin, Leonhard. Chacun garde encore une cartouche ; ils ont la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face. À un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent, frappés à mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve. Il leur crie : « Rendez-vous ! »

« Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ». Leurs baïonnettes restent menaçantes.

« On ne refuse rien à des hommes comme vous ! », répond l’officier.

Les soixante hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment. Pendant 11 heures, ils ont résisté à deux mille ennemis, en ont tué trois cents et blessé autant. Ils ont par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.

L’empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment étranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris.

En outre, un monument fut élevé en 1892 sur l’emplacement du combat. Il porte l’inscription :

« Ils furent ici moins de soixante opposés à toute une armée, sa masse les écrasa. La vie plutôt que le courage abandonna ces soldats Français le 30 avril 1863. A leur mémoire, la patrie éleva ce  monument. Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes. »[5]

[1] Maurice Druon

[2] Cf. Le Figaro du 3 décembre 2019

[3] Éditorial du magazine Képi-blanc n°830  

[4La main du capîtaine d'Anjou photographiée dans le bureau du général Saint-Chamas, COMLE, en 2013, dans l'attente de se retouver dans le musée de la Légion à Aubagne, alors en réfection.

[5] Source : Légion étrangère.

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